Quand Pâques prend place dans notre vie
Et si le lapin cédait la place au vrai symbole de la vie, celui de la Vie offerte sur le bois de la croix ? Osons-nous rappeler l'essentiel de la foi pascale ? Osons-nous chanter haut et fort les alléluias qui traduisent notre joie de nous savoir aimer du Dieu de la Vie ?
 
La réponse a été donnée dans la nuit de Gethsémani, dans cette nuit qui a conduit Jésus à être pleinement Christ, Celui qui montera la colline du Golgotha pour ressusciter le matin de Pâques et dire à ses disciples d'aller annoncer la bonne nouvelle à toutes les nations.
Abbé Nicolas Betticher
Aumônier
C'est cela Pâques. Alors laissons Pâques prendre place dans notre vie, laissons-nous transpercer par cette lumière du Christ glorifié. Alors notre agir se conformera à notre destiné d'êtres humains appelés à vivre de cette Bonne Nouvelle. Dieu n'est pas mort, il est vivant parmi nous.
 
Laissons Pâques prendre place dans notre vie !
 
Abbé Nicolas Betticher
mis en ligne le 16.02.2010

Anges et démons : la semaine interdisciplinaire
La faculté de théologie de l'université de Fribourg vous convie à participer à sa semaine interdisciplinaire qui se déroulera
du 12 au 15 avril 2010,
 
En effet, les étudiants de la faculté de théologie catholique de l'université de Fribourg organisent chaque année académique une semaine interdisciplinaire durant la semaine suivant l'octave de Pâques. Il s'agit pour eux, à travers des conférences et des tables rondes animées par des intervenants de qualité, d'aborder des thèmes peu ou pas traités au cours du cursus universitaire ou de jeter des ponts vers d'autres disciplines.
 
Du 12 au 15 avril 2010, conférenciers et étudiants se réuniront dans l'ancienne chapelle de l'Hôpital des Bourgeois, au coeur de la ville de Fribourg, autour du thème Anges et démons. Davantage que le récent film tiré du roman de Dan Brown (qui ne sera pas du tout abordé), ce sont les domaines de l'angéologie et de la démonologie qui retiendront l'attention.  
Le programme de la semaine ainsi que d'autres informations utiles seront bientôt disponibles sur le site officiel de la semaine : http://www.anges-et-demons.ch.
mis en ligne le 16.02.2010

Message de Carême de Benoît XVI 
 
Chers frères et soeurs,
Chaque année, à l'occasion du carême, l'Église nous invite à une révision de vie sincère à la lumière des enseignements évangéliques. Cette année j'aimerais vous proposer quelques réflexions sur un vaste sujet, celui de la justice, à partir de l'affirmation de saint Paul : «La justice de Dieu s'est manifestée moyennant la foi au Christ. » (Rm 3, 21-22)
 
Justice : « dare cuique suum »
En un premier temps, je souhaite m'arrêter sur le sens du mot « justice » qui dans le langage commun revient à « donner à chacun ce qui lui est dû - dare cuique suum » selon la célèbre expression d'Ulpianus, juriste romain du III siècle. Toutefois cette définition courante ne précise pas en quoi consiste ce « suum » qu'il faut assurer à chacun. Or ce qui est essentiel pour l'homme ne peut être garanti par la loi. Pour qu'il puisse jouir d'une vie en plénitude il lui faut quelque chose de plus intime, de plus personnel et qui ne peut être accordé que gratuitement : nous pourrions dire qu'il s'agit pour l'homme de vivre de cet amour que Dieu seul peut lui communiquer, l'ayant créé à son image et à sa ressemblance. Certes les biens matériels sont utiles et nécessaires. D'ailleurs, Jésus lui-même a pris soin des malades, il a nourri les foules qui le suivaient et, sans aucun doute, il réprouve cette indifférence qui, aujourd'hui encore, condamne à mort des centaines de millions dtres humains faute de nourriture suffisante, d'eau et de soins.
La justice de Dieu s'est manifestée moyennant la foi au Christ
(Rm 3, 21-22)
 
voir l'affiche en grand
 
Un chemin de croix vous est proposé chaque vendredi du 19 février au 26 mars à 19h00 en la cathédrale.
 
Pour participer au cheminement,
les Grands Clercs prennent en charge
le chemin de croix du
26 mars, à 19 heures
Cependant, la justice distributive ne rend pas à l'être humain tout ce qui lui est dû. L'homme a, en fait, essentiellement besoin de vivre de Dieu parce que ce qui lui est dû dépasse infiniment le pain. Saint Augustin observe à ce propos que « si la justice est la vertu qui rend à chacun ce qu'il lui est dû... alors il n'y a pas de justice humaine qui ôte l'homme au vrai Dieu» (De Civitate Dei XIX, 21)
 
D'où vient l'injustice?
L'évangéliste Marc nous transmet ces paroles de Jésus prononcées à son époque lors d'un débat sur ce qui est pur et ce qui est impur : « Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller... ce qui sort de l'homme voilà ce qui souille l'homme. Car c'est du dedans, du coeur des hommes que sortent les desseins pervers. » (Mc 7, 14-15 ; 20-21) Au-delà du problème immédiat de la nourriture, nous pouvons déceler dans la réaction des pharisiens une tentation permanente chez l'homme : celle de pointer l'origine du mal dans une cause extérieure. En y regardant de plus près, on constate que de nombreuses idéologies modernes véhiculent ce présupposé : puisque l'injustice vient du dehors, il suffit d'éliminer les causes extérieures qui empêchent l'accomplissement de la justice. Cette façon de penser, nous avertit Jésus, est naïve et aveugle. L'injustice, conséquence du mal,  ne vient pas exclusivement de causes extérieures ; elle trouve son origine dans le coeur humain où l'on y découvre les fondements d'une mystérieuse complicité avec le mal. Le psalmiste le reconnaît douloureusement : « Vois dans la faute je suis né, dans le péché ma mère m'a conçu. » (Ps 51,7). Oui, l'homme est fragilisé par une blessure profonde qui diminue sa capacité à entrer en communion avec l'autre. Naturellement ouvert à la réciprocité libre de la communion, il découvre en lui une force de gravité étonnante qui l'amène à se replier sur lui-même, à s'affirmer au-dessus et en opposition aux autres : il s'agit de l'égoïsme, conséquence du péché originel. Adam et Eve ont été séduits par le mensonge du Satan. En s'emparant du fruit mystérieux, ils ont désobéi au commandement divin. Ils ont substitué une logique du soupçon et de la compétition à celle de la confiance en l'Amour, celle de l'accaparement anxieux et de l'autosuffisance à celle du recevoir et de l'attente confiante vis-à-vis de l'autre (cf. Gn 3, 1-6) de sorte qu'il en est résulté un sentiment d'inquiétude et d'insécurité. Comment l'homme peut-il se libérer de cette tendance égoïste et s'ouvrir à l'amour ?
 Justice et Sedaqah
Au sein de la sagesse d'Israël, nous découvrons un lien profond entre la foi en ce Dieu qui « de la poussière relève le faible » (Ps 113,7) et la justice envers le prochain. Le mot sedaqah, qui désigne en hébreux la vertu de justice, exprime admirablement cette relation. Sedaqah signifie en effet l'acceptation totale de la volonté du Dieu d'Israël et la justice envers le prochain (cf. Ex 20,12-17), plus spécialement envers le pauvre, l'étranger, l'orphelin et la veuve (cf. Dt 10, 18-19). Ces deux propositions sont liées entre elles car, pour l'Israélite, donner au pauvre n'est que la réciprocité de ce que Dieu a fait pour lui : il s'est ému de la misère de son peuple. Ce n'est pas un hasard si le don de la Loi à Moïse, au Sinaï, a eu lieu après le passage de la Mer Rouge. En effet, l'écoute de la Loi suppose la foi en Dieu qui, le premier, a écouté les cris de son peuple et est descendu pour le libérer du pouvoir de l'Egypte ( cf. Ex 3,8). Dieu est attentif au cri de celui qui est dans la misère mais en retour demande à être écouté : il demande justice pour le pauvre (cf. Sir 4,4-5. 8-9), l'étranger (cf. Ex 22,20), l'esclave (cf. Dt 15, 12-18). Pour vivre de la justice, il est nécessaire de sortir de ce rêve qu'est l'autosuffisance, de ce profond repliement sur-soi qui génère l'injustice. En d'autres termes, il faut accepter un exode plus profond que celui que Dieu a réalisé avec Moïse, il faut une libération du coeur que la lettre de la Loi est impuissante à accomplir. Y a-t-il donc pour l'homme une espérance de justice ?

 
Le Christ, Justice de Dieu
L'annonce de la bonne nouvelle répond pleinement à la soif de justice de l'homme. L'apôtre saint Paul le souligne dans son Épître aux Romains : « Mais maintenant sans la Loi, la justice de Dieu s'est manifestée...par la foi en Jésus Christ à l'adresse de tous ceux qui croient. Car il n'y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie par le Christ Jésus. Dieu l'a exposé instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi. » (3, 21-25)Quelle est donc la justice du Christ ? C'est avant tout une justice née de la grâce où l'homme n'est pas sauveur et ne guérit ni lui-même ni les autres. Le fait que l'expiation s'accomplisse dans « le sang » du Christ signifie que l'homme n'est pas délivré du poids de ses fautes par ses sacrifices, mais par le geste d'amour de Dieu qui a une dimension infinie, jusqu'à faire passer en lui la malédiction qui était réservée à l'homme pour lui rendre la bénédiction réservée à Dieu (cf. Gal 3, 13-14). Mais immédiatement pourrait-on objecter :  de quel type de justice  s'agit-il si le juste meurt pour le coupable et le coupable reçoit en retour la bénédiction qui revient au juste ? Est-ce que chacun ne reçoit-il pas le contraire de ce qu'il lui est dû ? En réalité, ici, la justice divine se montre profondément différente de la justice humaine. Dieu a payé pour nous, en son Fils, le prix du rachat, un prix vraiment exorbitant. Face à la justice de la Croix, l'homme peut se révolter car elle manifeste la dépendance de l'homme, sa dépendance vis-à-vis d'un autre pour être pleinement lui-même. Se convertir au Christ, croire à l'Évangile, implique d'abandonner vraiment l'illusion d'être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence ainsi que celle des autres et de Dieu, enfin de découvrir la nécessité de son pardon et de son amitié.

On comprend alors que la foi ne soit pas du tout quelque chose de naturel, de facile et d'évident : il faut être humble pour accepter que quelqu'un d'autre me libère de mon moi et me donne gratuitement en échange son soi. Cela s'accomplit spécifiquement dans les sacrement de la réconciliation et de l'eucharistie. Grâce à l'action du Christ, nous pouvons entrer dans une justice « plus grande », celle de l'amour (cf. Rm 13, 8-10), la justice de celui qui, dans quelque situation que ce soit, s'estime davantage débiteur que créancier parce qu'il a reçu plus que ce qu'il ne pouvait espérer.
 
Fort de cette expérience, le chrétien est invité à s'engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l'amour. Chers frères et soeurs, le temps du carême culmine dans le triduum pascal,  au cours duquel cette année encore, nous célébrerons la justice divine, qui est plénitude de charité, de don et de salut. Que ce temps de pénitence soit pour chaque chrétien un temps de vraie conversion et d'intime connaissance du mystère du Christ venu accomplir toute justice. Formulant ces voeux, j'accorde à tous et de tout coeur ma bénédiction apostolique.
Cité du Vatican, le 30 octobre  2009
 
BENEDICTUS PP. XVI
 
mis en ligne le 16.02.2010

Editorial du Prévôt

François Perroset
Prévôt de l'Association
Chers Grands-clercs,
 
L'année 2010 est là devant nous et le mois de janvier est déjà bien avancé. J'espère que chacun d'entre vous a passé de belle fête de Noël... Durant le temps de Noël la liturgie nous donne de célébrer le Baptême du Seigneur. Je souhaiterai vous partager un extrait de l'homélie du Saint-Père à l'occasion des baptêmes qu'il a célébré dans la chapelle Sixtine à Rome.
« Grâce à l'Esprit Saint reçu dans le Baptême, les chrétiens ont reçu le don et s'engage à vivre en enfants de Dieu et en frères, pour être comme le "levain" d'une humanité nouvelle, solidaire et riche de paix et d'espérance  (...) De nos jours aussi la foi est un don à redécouvrir, à cultiver et à témoigner. »
 
Benoît XVI a conclu en disant que « la conscience d'avoir, non seulement un Père au Ciel, mais aussi une mère, l'Eglise, dont la Vierge Marie est l'éternel modèle ».
Avec ces paroles je souhaite vivement que l'Association des Grands-Clercs puisse être le lieu où chacun s'engage comme chrétien, afin d'approfondir sa foi et d'en témoigner. J'espère aussi que notre association soit un lieu où règne la vie fraternelle afin que chacun se sente accueilli et puisse découvrir toujours plus le Seigneur à travers la liturgie et la prière.
 
Vous pouvez d'avance noter dans vos agendas notre prochaine activité. Il s'agit de la journée de récollection, qui aura lieu le samedi 6 mars. Un programme plus détaillé vous parviendra par la suite.

Dans la joie de vous retrouver bientôt à la cathédrale St Nicolas, je vous souhaite une belle et lumineuse année 2010.
Amitiés et prières.
 
François Perroset,
Prévôt de l'Association
 
mis en ligne le 21.01.2010

Mot de l'aumônier pour les 15 ans

Mot d'accueil de M. l'abbé Nicolas Betticher lors de la messe anniversaire des 15 ans de l'association le 12 décembre 2009


Abbé Nicolas Betticher
Aumônier
Chers Confrères, chers amis et surtout vous, anciens et actuels Grands-Clercs,
 
Vous êtes venus ce soir pour rendre grâce à Dieu pour tout le service accompli depuis 15 ans et même davantage au service de la beauté de la liturgie dans notre Cathédrale Saint-Nicolas. 
Soyez remerciés, aussi au nom de notre évêque, Mgr Bernard Genoud, pour votre engagement fidèle et qui exprime si bien votre foi en Dieu et son Eglise. Oui, votre engagement est d'abord une démarche de foi. Votre service s'enracine profondément en Jésus Christ en qui vous sur motivez votre service d'Eglise.
 
Je tiens aussi à remercier particulièrement Monsieur l'abbé Hervé Mas qui nous fait l'amitié d'être des nôtres ce soir et qui avait fondé le groupe des Grands-Clercs, lorsqu'il était en ministère ici à Saint-Nicolas. J'étais moi-même de ceux que l'abbé Mas était venu chercher. Le service à l'autel, comme Grand-Clerc, était pour moi à chaque fois une démarche de foi et de joie à pouvoir dire au Christ mon attachement à la célébration de la sainte Eucharistie.
 
Aujourd'hui nous fêtons les 15 ans de l'Association des Grands-Clercs de Saint-Nicolas et nous voulons, d'une manière toute particulière, confier au Seigneur les anciens Grands-Clercs et ceux qui, aujourd'hui, dans un monde où la foi est souvent réduite à la sphère privée, osent dire leur conviction et leur bonheur de servir le Christ et d'en être témoin. Merci à vous pour votre fidélité qui nous édifie.
 
Abbé Nicolas Betticher
Mot d'acceuil de la messe du jubilé du 12.12.2009
Hemmer.ch